Laurianne Félicité
Et si, ensemble, on dépoussiérait la spiritualité?
Et si, ensemble, on dépoussiérait la spiritualité ?
Ces derniers temps, en faisant défiler les réseaux sociaux, une pensée m’est venue assez spontanément : ouh là… c’est lourd ici.
Beaucoup de contenus spirituels parlent de traumas, de blessures, de guérison, de parts d’ombre.
Et soyons clairs tout de suite : tout ça existe. Et c’est parfois essentiel d’y aller avec sérieux et délicatesse.
Mais ce qui m’interpelle, ce n’est pas le fond. C’est l’atmosphère.
Les mots sont lourds. Les visuels sont sombres. Les postures sont graves.
Comme si, pour être spirituel, il fallait être sérieux. Très sérieux. Presque solennel.
Et une question simple m’a traversée : à quel moment la spiritualité est-elle devenue si lourde ?
Ce que mes débuts dans le yoga m’ont appris
Cette question m’a ramenée à mes débuts, quand j’ai commencé à enseigner le yoga.
À l’époque, j’avais une image très précise du “bon prof spirituel”.
Habillé de blanc. Toujours calme. Toujours posé. Voix douce. Paroles inspirantes. Présence presque sacrée.
J’ai essayé d’entrer dans ce moule. Vraiment.
Mais très vite, quelque chose sonnait faux.
Je me sentais étriquée. Pas alignée. Pas vivante.
Et surtout, j’ai compris quelque chose d’essentiel : ce n’est pas en jouant un rôle spirituel qu’on inspire.
C’est en étant profondément soi. Vivante. Spontanée. Avec sa joie. Son humour. Et oui, aussi ses imperfections.
C’est là que j’ai réalisé que la spiritualité n’avait pas besoin d’être grave pour être profonde.
Pourquoi la spiritualité est devenue si sérieuse
En creusant cette question, une évidence s’est imposée.
Même si on dit aujourd’hui qu’on n’est “plus religieux”, on a gardé beaucoup de réflexes issus de la religion.
Pendant des siècles, le lien au sacré est passé par des cadres très stricts : bien faire / mal faire, faute / punition, culpabilité / rédemption.
La détente n’était clairement pas au programme.
Aujourd’hui, les mots ont changé. Mais les mécanismes sont parfois les mêmes.
On ne parle plus de péché. On parle de “mauvaise vibration”.
On ne parle plus d’enfer. On parle de “pas assez alignée”.
Et sans s’en rendre compte, on a intégré cette idée étrange : pour être spirituelle, il faudrait être sérieuse. Très sérieuse.
Comme si rire était suspect. Comme si être détendue signifiait qu’on ne travaillait pas vraiment sur soi.
👉 Et c’est là que la confusion s’installe : on confond le sérieux avec la profondeur, la gravité avec la conscience, la tension avec l’évolution.
Les signes d’une spiritualité qui s’est rigidifiée
Une spiritualité trop sérieuse, ça ne reste pas abstrait. Ça se ressent très concrètement.
Premier signe : le manque de légèreté. Peu de rire. Peu d’humour. Peu de spontanéité. Comme si sourire trop fort faisait baisser le taux vibratoire.
Deuxième signe : la peur de mal faire. Peur de mal ressentir. Peur de mal interpréter. Peur de ne pas être assez alignée, assez consciente, assez évoluée.
Résultat ? On s’observe en permanence. On se corrige. On se surveille. La spiritualité devient un travail à plein temps. Sans pause.
Troisième signe : le syndrome du “il faut”. Il faut méditer. Il faut pratiquer. Il faut éviter ceci. Se méfier de cela. Et surtout… ne pas trop écouter ses envies.
Et là, on touche à quelque chose de très ancien : l’ascétisme. Moins de plaisir. Moins de corps. Plus de contrôle.
Ce n’est pas l’ascétisme en soi qui est le problème. C’est quand il devient une règle intérieure inconsciente, et qu’il crée une méfiance envers la joie, le corps, le vivant.
👉 Une spiritualité qui se rigidifie est une spiritualité qui se contracte. Et tout ce qui se contracte finit par perdre le contact avec le vivant.
Le piège du “tout trauma”
Depuis quelque temps, on voit aussi un autre glissement : tout devient trauma.
Un blocage ? Trauma. Une émotion forte ? Trauma. Une fatigue passagère ? Encore quelque chose à travailler.
Soyons clairs : les traumas existent. Les blessures aussi. Et parfois, il est juste d’aller les regarder.
Mais le piège commence quand tout passe par ce filtre. Quand chaque émotion est analysée. Quand chaque difficulté devient une preuve qu’il y a encore “quelque chose à régler”.
À force, la spiritualité ressemble à un chantier permanent. Toujours quelque chose à nettoyer. À réparer. À libérer.
👉 Et c’est là une phrase importante : la guérison n’est pas une identité. C’est un passage.
Quand on oublie ça, on finit par se définir uniquement par ce qui ne va pas encore. Et la joie devient suspecte. Comme si aller bien signifiait fuir quelque chose.
Alors qu’en réalité, ce qui aide souvent à intégrer une blessure, ce n’est pas d’en parler encore et encore, mais de remettre de la vie autour. Du mouvement. Du lien. De la joie.
Quand le chemin spirituel devient une performance
Petit à petit, sans s’en rendre compte, le chemin spirituel peut devenir une comparaison permanente.
Elle médite à 5h du matin. Lui connaît tous les rituels. Eux activent leurs énergies avec des codes complexes.
Et toi… tu doutes encore parfois. Tu ris. Tu vis. Tu es humaine.
Alors on commence à croire qu’on n’est pas “assez spirituelle”. On en fait plus. Une pratique de plus. Un rituel de plus.
Le sacré devient une exigence. Quelque chose à réussir.
Alors qu’au fond, le sacré n’a jamais demandé à être impressionné. Il demande juste à être rencontré.
Et si on changeait de posture ?
À un moment, souvent par fatigue, quelque chose lâche.
On arrête de vouloir bien faire. On arrête de se surveiller. On respire un peu plus.
Et c’est là que quelque chose de très intéressant se produit : la connexion devient plus simple. Plus fluide. Plus vivante.
Pas parce qu’on fait plus. Mais parce qu’on fait moins.
👉 On passe d’une spiritualité de performance à une spiritualité de relation.
Même avec les défunts… on peut rire
Il y a un domaine où le sérieux est encore très présent : le lien avec les défunts.
Et pourtant, de l’autre côté, l’énergie n’est pas plombée.
Il y a souvent de l’humour. Des clins d’œil. Des petites blagues pleines de tendresse.
La joie n’est pas un manque de respect. Elle est souvent une preuve de paix.
👉 Le sacré n’est pas toujours grave. Il est souvent simplement… vivant.
La joie comme marqueur d’évolution spirituelle
Quand j’observe les personnes que je considère comme profondément ancrées spirituellement, elles ont souvent un point commun : la détente.
Le sourire du Dalaï-Lama. La douceur de Thich Nhat Hanh. Cette légèreté tranquille.
Pas une joie forcée. Mais une paix intérieure.
👉 La gravité n’est pas un signe d’éveil. Elle est souvent un signe de tension.
Être joyeuse ne rend pas moins profonde. Rire ne rend pas moins consciente. Être vivante ne rend pas moins spirituelle.
La joie ne retire rien au sacré. Elle lui donne de l’espace.
Conclusion
Tu n’as rien à prouver.
Tu n’as pas besoin d’être grave pour être profonde.
Tu n’as pas besoin de te crisper pour évoluer.
La spiritualité n’est pas une performance.
C’est une relation.
Avec toi. Avec le vivant. Avec ce qui te traverse.
Alors peut-être que la vraie question n’est pas : est-ce que je fais assez ?
Mais plutôt : est-ce que je me laisse assez vivre ?
Si cette vision d’une spiritualité plus vivante, plus joyeuse et plus incarnée résonne pour toi, c’est exactement l’esprit que je transmets dans mes espaces d’enseignement.
Créer des lieux de transmission où la connexion se fait dans la simplicité, la présence… et souvent avec de la légèreté, même quand on touche à des sujets profonds.
C’est aussi l’intention de la nouvelle session de formation Apprendre à communiquer avec les défunts, qui commence très bientôt.
Un espace pour explorer le lien avec l’invisible de manière respectueuse, ancrée, sans gravité inutile, et toujours dans le vivant.
Tu trouveras toutes les informations en description.
Avant de te quitter, j’ai une petite proposition pour toi. Rien de spirituel compliqué. Juste du vivant.
Mets là, tout de suite, ta meilleure musique. Celle qui te donne envie de bouger, même un peu. Même mal. Surtout mal.
Pendant toute la durée de la chanson, tu bouges ton corps. Comme tu veux. Tu danses. Tu te secoues. Tu fais n’importe quoi. Tu fais la folle s’il le faut.
Franchement, tu t’en fous. Personne ne te regarde.
Deux ou trois minutes. Le temps d’une chanson.
Et après ça, prends juste un instant et observe : comment tu te sens maintenant ?
Parce que parfois, il ne faut pas plus qu’une chanson pour que l’énergie recommence à circuler.
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